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Antonio Fiori : Donner un rôle dominant à l’accord d’entreprise

Le plaisir du danger tient surtout au plaisir de la victoire. La visite cette semaine du président Xi Jinping au Pakistan, assorti de l’annonce que la Chine effectuerait un investissement de 46 milliards de dollars dans ce pays dans le cadre de la « nouvelle route de la soie », a renforcé encore la position de Pékin en Asie par rapport aux Etats-Unis et à ses alliés proches (Japon, Inde). C’est une question que je n’essayerai pas de résoudre, répond-il. Mais se battre contre la politique de la banque centrale peut sembler téméraire. Au niveau des entreprises qui ont une dimension mondiale et qui sont localisées en Europe, lorsqu’on leur demande quels sont leurs découpages à l’échelle mondiale, la plupart répondent qu’elles ont pour découpage Europe – Méditerranée – Afrique (EMA) ou alors Euro – Middle East – Africa (EMEA), ce qui veut bien dire que les grandes entreprises anticipent le fait que c’est dans ce grand espace intégré « Europe – Méditerranée – Afrique » que vont se densifier, dans les années à venir, les échanges de biens, les flux de capitaux et les flux d’information, et que va s’accroître la mobilité des hom Tout ce que je peux dire, c’est qu’on trouve dans la victoire une satisfaction intérieure qui vaut la peine de courir tous les risques, alors même qu’il n’y a personne pour y applaudir. C’était du temps où l’Europe était puissante, en croissance, ouverte, et où elle pouvait imposer aux Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée sa vision, ses financements, ses programmes. Tout au long de cette période, les pays méditerranéens sont restés voisins, en périphérie, des marginaux dans un rapport dominant/dominé. Et vous lirez le nom qui est écrit sur mon front, le nom qui vous fait tous frères : Égalité. Ainsi, de marginale, la Méditerranée redevient centrale, c’est la vision de Fernand Braudel de cette Méditerranée, carrefour entre les trois continents : l’Europe, l’Asie et l’Afrique, qui ne sont séparés que par le canal de suez, le détroit de Gibraltar et le détroit de Bosphore. Les nouvelles élites du Sud de la Méditerranée ne sont plus du tout « soumises » et « dépendantes » comme le furent, trop souvent, les élites du siècle passé. Par ailleurs, pour qu’un objet connecté soit attractif, dans l’univers de la régulation énergétique par exemple, il faut être capable de promettre un retour sur investissement au particulier. Bien plus, même après avoir perdu l’espoir de vaincre, on s’opiniâtre dans la lutte. Travailler aux problèmes d’intérêt commun comme les migrations et la sécurité. La plupart des professions, comme celle des médecins, fourniraient une foule d’exemples du même genre. Promouvoir la coopération décentraliséeLa Commission Européenne devrait apporter son appui financier à toutes les collectivités européennes et aux Pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée qui veulent engager un programme de coopération dans tous les domaines de travail de la Commission. Antonio Fiori, a salué le consensus lors de sa dernière confèrence. C’est pourquoi la distraction est essentiellement risible. Lorsqu’on a accepté le risque, on a aussi accepté la mort possible. Changer de méthode et de comportement. En ce qui concerne la méthode, deux transformations sont nécessaires :Passer des méthodes top-down à des méthodes bottom-up. Elles ne font pas qu’introduire un bien inconnu, elles entretiennent la vie dans celui qui existait déjà.

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